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La maladie grave de l'accompagnant par ( yves mouchet )

Publié le par ALCOOL ASSISTANCE

Une fois encore je me trouve confronté au problème de l'entourage, face à la maladie d'un proche et j'éprouve le besoin de partager ce sujet.

Le malade est pris en charge au niveau médical : on l'écoute, on l'entend, on tente de remédier à toutes ses douleurs.

Il est assisté pris en charge, dorloté, ménagé par les siens, cocooné.

De plus il reste acteur de sa maladie, il reste dans l'action ou la réaction, en prise directe avec les sensations physiques qu'il peut identifier, voire analyser. Il est en mesure de s'écouter et on l'y autorise.

Il sait comment et pourquoi, il est aidé par tous les médocs et tous les soutiens qu'on lui manifeste, les messages de sympathie et empathie.

Il reste en mesure de se mettre en capacité de résistance, avec plus ou moins de réussite selon le cas.

MAIS QUID DE LA COMPAGNE OU DU COMPAGNON ?

Nous l'appelerons l'Accompagtnant, lui qui est souvent exclu lors du diagnostic et des consultations, sous-informé ou totalement ignoré par le corps médical qui ne s'occupe que de son patient.

En effet l'Accompagnant reste bien seul démuni face à son malade, mort d'inquiètude, épiant la moindre petite grimace et devant supporter souvent son irascibilité générée par la maladie.

Il n'est que spectateur et ne fait que subir, souvent oublié lors de nos conversations et interogations qui ne gravitent qu'autour du malade, le pauvre !...

L'Accompagnant est noyé sous ces vagues de sympathie et d'empathie qui déferlent sur l'autre, sans que personne ne se soucie de son propre cas, de ce qu'il pense, de ce qu'il ressent, de ce qu'il vit au quotidien.

La vie d'un malade ne se partage pas, elle bouffe l'autre, le ronge de l'intérieur, dans le silence requis pour épargner le malade

Trop souvent la détresse psychologique et la fouffrance de l'Accompagnant restent muettes, secrètes et personne ne cherche à l'aider pour évacuer cette douleur qui peut devenir colère sourde et légitime.

Il n'y a pas que dans la maladie alcoolique que le conjoint est souvent ignoré voire oublié.

J'arrive à me convaincre que le rôle du malade est le plus beau rôles et qu'on relègue tous les autres acteurs au tritres de figurants.

En plus j'affirme qu'il toujours plus acceptable de souffrir soit-même que de voir ou de s'imaginer que ceux qu'on aime souffrent.

De grâce, essayez d'y réfléchir lorsque vous rencontrez des familles avec un malade sérieux, d'autant que la santé morale de l'Accompagnant est aussi nécessaire et indispensable à la réussite d'une rémission.

Ne focalisez pas sur un seul individu, mais pensez d'abord à son entourage qui mérite un accompagnement fort et puissant.

A méditer, non??

La maladie grave de l'accompagnant par ( yves mouchet )
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