Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

De l'usage abusif à la dépendance

Publié le par ALCOOL ASSISTANCE

Le chemin de l'usage abusif à la dépendance se divise en quatre phases :

La phase pré-alcoolique

marque le début d'une consomation " de soulagement ". La personne ne boit dépjà plus occasionnellement par convention sociale ou culturelle mais consomme de plus en plus régulièrement pour bénéficier des effets psychotropes de l'alcool compenser ses manques ( inhibition, timidité, indifférence, ennui ...) ou atténuer ses souffrances (anxiété, humeur dépressive, peurs...).

C'est au cours de cette phase que le phénomène de tolèrance va se développer : pour ressentir les mêmes effets la personne devra consommer des quantités toujours plus importantes d'alcool.

Une véritable relation d'attachement comence à se tisser entre le buveur et le produit car ce dernier aide le sujet à aller " mieux ". A ce stade, les dommages potentiels provoqués par l'alcool restent discrets et ne sont pris en compte ni par son entourage, ni par le buveur qui n'en ressent que des avantages !!

La phase prochronique

Débute lorsque la tolérance qui augmente régulièrment fait de plus en plus éprouver à l'individu le besoin pressant de boire seul et en dehors des circonstances où il avait l'habitude de le faire.
Le buveur commence alors à se poser des questions sur sa consommation, son entourage aussi qui est amené à faire des observations.
Le sujet se sent culpabilisé et aura tendance à dissimuler son comportement aux yeux de ceux qui risquent de ne pas le comprendre ( proches, famille, employeur, amis ) il sera en général profodèment attaché au déni , justifiant sa consommation d'abord à ses propres yeux incapable de discuter de son problème avec quiconque.

La phase critique

commence lorsque la maîtrise du comportement de consommation diminue? Alors que certains stoppent la prise de boisson lorsqu'ils sentent que la limite est atteinte, le sujet alcoolique est incapable de s'arrêter de boire.

Souvent le lendemain de ses excès il sera incapable de se souvenir, victime d'amnésies alcooliques sévères ( trous noirs ).

A ce stade il devient difficile au buveur de cacher ce comportement qui lui échappe et le fait souffrir. Promesses d'arrêt et échecs se succèdent. L'alcool prend de plus en plus de place dans la vie quotidienne, matérielle, affective et psychique, au détriment des activités familiales, sociales ou professionnelles.

Aux périodes d'alcoolisation succèdent des périodes de remord ou de culpabilité. Les échecs et les regards négatifs portés par l'entourage renforcent le manque d'estime de soi, la tolérance diminue alors que la consommation ne cesse d'augmenteer; la dépendance s'installe avec l'apparition de consommation très matinales, des symptômes de sevrage, uune dégradation physique.

La phase Chronique

est caractérisée par la dégradation morale, l'isolement familial et social, la déchéance à tous points de vue. A ce stade, l'angoisse et la dépression dominent le tableau : la consommation devient obsessive et continue en cercles vicieux. Dès lors de graves problèmes de santé peuvent apparaître.

L'alcoolique est au fond du trou. Il ne peut continuer ainsi. Aussitôt réveillé il boit pour calmer ses angoisses et les symptômes de sevrage, sa tolérance étant considérablement amoindrie, cette alcoolisation provoque un état d'ivresse prolongée qui le rend incapable d'une quelconque activité et sa léthargie durera jusqu'aux symptômes de sevrage suivants qui réveilleront ses souffrances et l'obligeront à boire de nouveau.

Ces quatre phases forment bien sûr un continuum. Leur durée respective en fonction de chacun? Les personnes qui vivent un processus d'alcoolisation ne vont pas forcément vivre toutes ces phases.
Certains cesseront leur consommation plus tôt et entameront plus vite le processus de rétablissement, sans toucher le fond comme il est de coutume de dire les alcooliques devenus abstinents.

Cette descente aux enfers décrite est sans doute un peu stéréotypée et ne tient peut-être pas assez compte des différences interpersonnelles, mais chaque alcoolique pourra y retrouver tout ou partie de son histoire avec l'alcool.

Commenter cet article