Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Suite du Déni

Publié le par ALCOOL ASSISTANCE

Prendre le temps nécessaire pour arriver à l'abstinence

Enfin, pour beaucoup de personnes dépendantes, l'alcool; au moins au début, est une " solution ", ou un " remède " à un certain " mal vivre ", ou un "vivre autrement " .

Le déni est, ici, utile au malade. C'est une façon inconsciente de protéger cette relation particulière et irrationnelle qu'il entretient avec l'alcool.


A ce titre, il faut respecter ce déni et ne pas chercher à tout prix à le briser de force.

Au contraire , il faut le dépasser en suscitant un déséquilibre, une crise en quelque sorte, dans cette relation alcool/malade et ce dérèglement il faut en outre accepter que cela puisse prendre du temps. Pour ce faire, on peut procéder de deux manières :

1/ la confrontation directe entre le malade et les conséquences objectives et mesurables de la consommation d'alcool, sans attribuer, mais plutôt suggérer, que ces conséquences sont le résultat de cette consommation.

2/ Agir sur la motivation du malade par les moyens suivants :

- faire preuve d'empathie, c'est à dire reconnaître la personne dépendante dans son autonomie et son individualité, en acceptant son vécu sans nécessairement l'approuver : c'est le sien pas le vôtre;

- Redonner de l'espoir : in malade alcoolique, a très souvent, perdu tout espoir et tout amour-propre; il est important de lui faire comprendre et de lui dire qu'il en vaut la peine.

- Associer la famille : on souffre de l'alcool en famille et, c'est en famille qu'il faut en sortir;

- Proposer des objectifs intermédiaires; ne pas imposer, d'emblée, l'abstinence totale et définitive, car cela peut paraître inconcevable pour le malade, proposer, au contraire, des expérimentations de plus ou moins courte durée et en relever après coup, et, avec lui, les bénéfices pour tous " Un jour à la fois ".

- Encourager les changements positifs,

Il est primordial de rétablir un dialogue franc et respectueux, pour tous. Ce dialogue peut se nouer par personnes interposées, notamment par des membres de mouvements bénévoles abstinents qui ont vécu cet isolement et le retour à la réalité.

Commenter cet article